Sur le vitiligo, Perrin nous raconte cette anecdote, non sans un brin d’humour :
« Une maladie plus sérieuse que celle-ci, et qui est tellement propre aux Indiens, que je n’ai pas vu un seul Français qui en fut affligé, c’est une maladie cutanée, semblable à la lèpre : elle peint le corps comme un damier noir et blanc. On fit un essai aux environs de Pondichéry pour guérir cette maladie qui était assez répandue. Un médecin prétendit qu’en mangeant 5 ou 6 gros lézards dépouillés de leur peau, à déjeuner, chaque jour, tous les malades seraient guéris. On parla beaucoup de ce remède ; mais on a oublié sans doute de publier les guérisons qui en furent la suite ; peut-être n’obtint-on d’autre avantage que d’avoir fait une guerre d’extermination aux lézards pendant plusieurs mois. »
Perrin, Voyage dans l’Indostan, 1785

Source :
• Les Indes florissantes, Anthologie des voyageurs français (1750-1820) de Guy Deleury :
Des remèdes pour l’humanité p. 314