Le lifting du XVIIIe siècle

La peur de vieillir n’est pas propre à notre époque.

Si lors de son premier séjour en Inde, le jeune Bussy s’était fait remarquer autant par sa bravoure sur les champs de bataille que par sa connaissance de la culture indienne (il avait d’ailleurs appris le Tamoul), le marquis fut nettement moins apprécié quand il retourna à Pondichéry, cette fois âgé d’une soixantaine d’années :

« Nous vîmes enfin arriver la grande expédition destinée pour l’Inde, conduite par le chef ridicule qu’on n’avait pas craint de faire succéder à M. de Bellecombe.

M. de Bussy était une espèce de caricature fardée, bardée de cordons. Ce vieillard chancelant, sans capacité, ne s’occupa que de représentations, de parures, de perruques, surtout une mécanique qui, tirant la peau sur le derrière de la tête, diminuait les rides au visage. »

Barras, Mémoires (1783)

Source :

Les Indes florissantes, Anthologie des voyageurs français (1750-1820) de Guy Deleury :

Un vieillard trop fardé p. 965

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